Frederick Soddy

Frederick SoddyFrederick Soddy (1877-1956)
Le prix Nobel de chimie en 1921

Soddy est né à Eastbourne en Angleterre. Il a commencé ses études au Eastbourne College, avant d’aller à l’University College of Wales à Aberystwyth et à l’université d’Oxford (au Merton College). Il fut chercheur à Oxford de 1898 à 1900.

En 1900, il devint démonstrateur de chimie à l’université McGill à Montréal au Québec, où il travailla avec Ernest Rutherford sur la radioactivité. Ils découvrirent que le comportement anormal des éléments radioactifs provenait de leur désintégration en d’autres éléments. Cette désintégration produit aussi des rayons alpha, beta et gamma.

En 1903, avec William Ramsay, Soddy verifie que la désintégration du radium produit de l’hélium.

De 1904 à 1914, il fut chargé de cours à l’université de Glasgow et montra que l’uranium peut se désintégrer en radium. Il montra aussi qu’un élément radioactif peut avoir plusieurs masses atomiques sans autre changement dans ses propriétés chimiques. Ceci conduisit à la notion d’isotope. Soddy montra plus tard que les éléments non-radioactifs peuvent aussi avoir plusieurs isotopes. De plus, il montra que l’émission alpha diminue de deux unités le nombre atomique alors que l’émission beta l’augmente d’une unité. Ce fut une étape fondamentale dans la compréhension des relations entre les différentes familles d’éléments radioactifs.

En 1914, il fut nommé à une chaire de l’université d’Aberdeen.

En 1919, il s’installa à Oxford, où il réorganisa les laboratoires et le cursus en chimie jusqu’en 1936.

Il a reçu en 1921 le prix Nobel de chimie « pour ses contributions à notre connaissance de la chimie des substances radioactives, et ses recherches à propos de l’origine et le nature des isotopes ».

Dans quatre livres écrits de 1921 à 1934, Soddy mena campagne pour une réforme radicale des relations monétaires mondiales, fondant sa vision de l’économie sur les lois de la thermodynamique, mais ne fut pas pris au sérieux. Quoique la plupart de ses propositions — l’abandon de l’étalon-or, les taux de changes flottants, l’utilisation des surplus et déficits nationaux comme outils de politique macro-économique pour contrer les cycles économiques, et la mise en place de bureaux de statistiques économiques (incluant un indice des prix à la consommation) pour faciliter cet effort — soient maintenant de pratique conventionnelle, sa critique du système de réserves fractionnaires reste controversée (mais reprise par de nombreux économistes comme Irving Fisher — dans 100 % monnaie — ou Maurice Allais). Soddy écrivait que les dettes financières croissaient exponentiellement au taux de l’intérêt composé mais que l’économie réelle était basée sur des stocks non renouvelables de combustibles fossiles. L’énergie obtenue par l’utilisation des combustibles fossiles ne pouvait pas être réutilisée. Cette critique de la croissance économique trouve un écho dans les travaux de Nicholas Georgescu-Roegen.

Il est mort à Brighton en Angleterre.

Source :

Wiképedia, Frederick Soddy, http://fr.wikipedia.org/wiki/Frederick_Soddy.