Henri Becquerel

Henri BecquerelHenri Becquerel (1852-1908)
Le prix Nobel de physique en 1903

Antoine Henri Becquerel né à Paris, le 15 décembre 1852, d’une famille de savants. Son grand-père Antoine, fit d’importantes découvertes dans le domaine de l’électromagnétisme et de l’électrochimie. De plus, son père fit des recherches sur le phénomène de la fluorescence et de la phosphorescence. Donc, Henri Becquerel sait de qui tenir. Tout jeune, il prit part aux recherches de son grand-père et de son père et celles-ci furent déterminantes pour son orientation. Ainsi Becquerel hérita des intérêts familiaux, mais aussi des études sur les minéraux et autres composés du savant Edmond, son père. Suite à l’étude de Röntgen sur les rayons X, Becquerel poursuivra ses propres recherches sur ces mystérieux rayons.

Lorsqu’il étudia à l’École polytechnique, il décida d’entreprendre ses propres études en physique et en chimie. Il obtint un poste de répétiteur en 1875. En 1877, après quelques années de recherche, il obtint un diplôme d’ingénieur. En 1878, il devint assistant-naturaliste au laboratoire du Muséum d’histoire naturelle de Paris. Presque vingt ans s’écoulèrent lorsqu’il devint professeur, succédant ainsi à son père. Il fut honoré dans le monde entier, il obtint la croix de la Légion d’honneur. À 36 ans, il devint membre de l’académie des Sciences, fut nommé secrétaire perpétuel de l’Académie française, reçu à la Royal Society, à l’Académie des Lincei ainsi qu’aux académies de Washington et de Berlin. En 1903, il partagea avec les Curie, le prix Nobel de physique.

Becquerel, malgré la gloire et la célébrité, demeura sans contredit un homme simple. Héritant d’un nom déjà célèbre, il reçut de son grand-père ainsi que de son père un goût pour la recherche et de belles qualités humaines telles que l’amabilité et la courtoisie.

Par contre, les milieux professionnels furent informés de sa découverte sur les radiations nucléaires et n’en furent pas intéressés. Comme ces radiations étaient faibles, une majorité d’experts ne voyaient pas les applications possibles. D’autres scientifiques ont orienté leurs recherches sur les rayons X, car ils étaient plus puissants et pouvaient être appliquées à la médecine.

En 1908, Becquerel s’éteint à l’âge de 60 ans, au Croisic, à l’embouchure de la Loire, en France.

L’aide de l’uranium, Henri Becquerel découvrit que celui-ci émettait spontanément une radiation, ainsi, il découvrit la radioactivité. Il la baptisera plus tard, radiation bêta.

Becquerel étudiait la radiation, entre autre la matière qui émettait de la fluorescence (propriété qu’ont certains corps d’émettre de la lumière lorsqu’ils reçoivent un rayonnement, qui peut être invisible tel que celui des rayons X et des rayons ultraviolets du soleil). Il voulait trouver une substance fluorescente qui, convenablement excitée, émettrait des rayons capables de pénétrer des matières opaques et d’en traverser des épaisseurs plus ou moins grandes, alors que les radiations lumineuses ne peuvent que traverser des matières transparentes.

Il décida d’essayer d’exciter des substances fluorescentes (pechblende —>oxyde naturel d’uranium) au moyen de la lumière solaire. Ensuite, il enferma les échantillons, en contact avec une plaque photographique, dans un endroit où il n’y avait aucune lumière. Entre chaque échantillon, il interposa une mince plaque métallique pour être certain que les radiations soient capables de traverser le métal.

C’est précisément le 24 février 1896 qu’il découvrit l’émission spontanée de radiation par de la matière (ou radioactivité). En utilisant du disulfate d’uranium et du potassium, il démontra que les radiations émises partageaient certaines caractéristiques des rayons X, mais contrairement à ceux-ci, elles pouvaient être détournées par un champ magnétique, elles possédaient donc une charge.

Becquerel prouva ensuite que son expérience démontrait une propriété subatomique. Cette trouvaille lui fit découvrir que l’air est constitué d’atomes de matière gazeuse, l’échantillon détachait des électrons : Becquerel ionisa l’air (chargé +, -). À l’aide de l’électroscope, il mit en évidence ces radiations. L’appareil démontrait la présence de charges électriques. L’air ionisé devint conducteur et l’électroscope se déchargea. Becquerel aura inventé le premier instrument permettant de déceler des radiations nucléaires. Il n’arrivera pas cependant à expliquer la provenance des radiations découvertes. On leur donnera le nom de rayons Becquerel.

Pendant ce temps, Pierre et Marie Curie découvrirent le polonium. Becquerel étudia ce nouvel élément. En analysant les radiations du polonium, il découvrit un nouveau rayonnement différent de ses premières observations. Il donna à ce rayonnement le nom de radiations bêta et démontra qu’il était composé d’électrons provenant des atomes de polonium.

Il prit en considération le mérite de ses collaborateurs durant ses découvertes sur les radiations nucléaires. Par contre, aucun nom ne fut divulgué durant celles-ci. Il sera considéré comme étant le père fondateur de l’énergie nucléaire en ouvrant ainsi une barrière aux hommes de sciences.

Source :

Cyberscol.