Sodium

Numéro atomique : 11 Rayon atomique : 227 pm (Van der Waals)
Symbole atomique : Na Point de fusion : 97,8 °C
Masse atomique : 22,99 Point d’ébullition : 883 °C
Configuration d’électron :
[Ne] 3s1
États d’oxydation : 1
Sir Humphry Davy
Sir Humphry Davy a découvert le sodium en 1807.

Membre du groupe des métaux alcalins, le sodium n’existe pas à l’état libre dans la croûte terrestre en raison de sa forte réactivité. Les océans et d’autres étendues d’eau doivent leur salinité au chlorure de sodium (NaCl), composé plus couramment connu sous le nom de sel.

Du savon au sel et du verre aux textiles, en passant par la photographie et les explosifs, le sodium occupe une grande place dans l’industrie. Cet élément abonde non seulement sur Terre mais partout dans l’univers, puisqu’il fait partie du spectre optique émis par le soleil et beaucoup d’autres étoiles.

Sodium
Sodium.

Si le sodium est un élément essentiel à l’industrie chimique et indispensable dans le commerce, il est aussi vital pour l’organisme. En effet, la variation de sa concentration sous forme de cations dans le milieu extracellulaire est à l’origine des signaux émis par les cellules nerveuses. Une réduction de la mobilité des ions Na+ peut avoir des conséquences dévastatrices sur le système nerveux, allant de l’engourdissement à la tenue de propos incohérents, voire à une paralysie respiratoire.

Sodium - soap
Le sodium entre dans la fabrication de savons et de détergents.

Les phycotoxines paralysantes suscitent parfois des troubles nerveux chez l’être humain, après intoxication. Parmi elles, la saxitoxine inhibe temporairement la perméabilité aux ions sodium. Le Conseil national de recherches Canada (CNRC) a découvert que le poisson-globe à l’origine du cas d’intoxication en Floride, rapporté en avril 2002, contenait une concentration élevée de cette toxine, qu’on ne trouve habituellement que dans les mollusques et les crustacés.

Sodium - salt lick
L’importance du sodium dans l’alimentation animale est reconnue depuis longtemps.

Selon les chercheurs, ce poisson de l’Atlantique normalement inoffensif se serait repu d’invertébrés marins contaminés par la saxitoxine. Peu de temps auparavant, le CNRC et son partenaire industriel Jellet Biotek Ltd. avaient créé une trousse d’analyse permettant de tester la présence de phycotoxines paralysantes sur le terrain. Cette trousse peu coûteuse et facile à utiliser avait été conçue pour aider les conchyliculteurs à tester leurs mollusques et leurs crustacés avant la récolte et à s’assurer ainsi de l’innocuité de leur produit avant sa commercialisation, tout en diminuant les coûts de production. Depuis cet incident, les organismes américains se servent de cette trousse pour tester les poissons-globes et vérifier qu’ils ne sont pas contaminés par la saxitoxine.