Zinc

Numéro atomique : 30 Rayon atomique : 210 pm (Van der Waals)
Symbole atomique : Zn Point de fusion : 419,5 °C
Masse atomique : 65,39 Point d’ébullition : 907 °C
Configuration d’électron :
[Ar] 4s3d10
États d’oxydation : 2
Zinc
Zinc.

Ce métal bleu-blanc n’existe pas à l’état libre, mais sous forme de minerai dans la croûte terrestre. Fait curieux, s’il est friable à température ambiante, le zinc devient très malléable lorsqu’il est porté à une température variant entre 100 et 150 °C.

La forme métallique du zinc est utilisée pour produire divers alliages et pour la galvanisation. On enduit le fer ou l’acier d’une fine couche de zinc par galvanoplastie pour protéger ces métaux de la corrosion. L’un des principaux alliages du zinc est le laiton. Bon conducteur d’électricité et présentant une excellente résistance à la corrosion, cet alliage sert à la confection d’outils, de tuyauterie, d’instruments de musique et d’équipement de communication.

Dénouer deux crises majeures de l’industrie des mollusques et des crustacés figure parmi les grandes réalisations des chercheurs du Conseil national de recherches Canada (CNRC) dans les années 1980. En effet, vers la fin de 1987, un nouveau syndrome, aujourd’hui appelé intoxication par phycotoxine amnestique, avait totalement paralysé cette industrie sur la côte de l’Atlantique. Après quatre jours de travail acharné, une équipe de l’Institut des biosciences marines du CNRC a finalement découvert que l’acide domoïque était à l’origine du problème. L’équipe a rapidement établi que la contamination était circonscrite à la pointe Est de l’Île-du-Prince-Édouard.

Zinc - roof
En raison de sa résistance à la corrosion, le zinc sert souvent à recouvrir d’autres métaux selon un procédé appelé « galvanisation ». On voit ici une toiture galvanisée.

Après cette découverte, les entreprises de la côte Est spécialisées dans la culture des mollusques et des crustacés ont graduellement rouvert leurs portes. Cependant, on continuait de soumettre les huîtres et les crustacés à toute une gamme de tests de dépistage de toxines marins, dont des essais biologiques sur des souris. Certaines entreprises ont fait face à d’autres problèmes, alors que les essais biologiques démontraient des taux de toxicité légèrement élevés chez les huîtres des célèbres parcs à huîtres de Caraquet, au Nouveau-Brunswick. Toutefois, les souris de ces essais biologiques présentaient des symptômes inhabituels et les analyses chimiques ne révélaient aucune toxine connue. 

Après deux semaines de recherche, en février 1988, une équipe de scientifiques du CNRC et du ministère de Pêches et des Océans Canada a finalement élucidé le mystère. Les huîtres de Caraquet contenaient beaucoup de zinc. Or, en grande quantité, cet élément suscite une réaction « faussement » positive chez la souris. Sachant que les huîtres accumulent naturellement une forte concentration de zinc, et que pareille concentration ne pose aucun danger pour la santé humaine, les ostréiculteurs ont pu reprendre sans délai leurs activités.

Autres applications

  • Plusieurs composés du zinc ont des applications pratiques dans l’industrie :
  • L’oxyde de zinc sert d’additif dans la fabrication du caoutchouc et des peintures.
  • Le chlorure de zinc est un bon agent de conservation du bois.
  • On utilise souvent le sulfate de zinc pour traiter les sols pauvres en cet élément.